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La moitié des personnes touchées par l’hypertension l’ignore

Les hommes restent plus touchés que les femmes par cette maladie silencieuse.

Près d’un adulte sur trois souffre d’hypertension en France. Et la moitié l’ignore. C’est le résultat d’une étude publiée par Santé publique France, mardi 24 avril. L’agence déplore également que, lors de son enquête, seule «une personne traitée sur deux avait une pression artérielle contrôlée».

Pour arriver à ce résultat, l’agence sanitaire a mesuré la pression artérielle de 2.169 Français âgés de 18 à 74 ans entre 2014 et 2016. Les auteurs de l’étude notent que les hommes sont plus nombreux à être hypertendus: 37% contre 25% chez les femmes. Avec l’avancée en âge, le risque d’être hypertendu augmente. L’hypertension concerne seulement 6% des 18-34 ans contre 68% des 65-74 ans.

 

Par ailleurs, depuis 2006, «aucune diminution de l’hypertension artérielle n’a été observée en France», note Santé publique France, qui avait déjà réalisé une étude à cette époque. Et cela contrairement aux autres pays à revenus élevés. «Aucune amélioration du dépistage et de la prise en charge de l’hypertension n’a pu être mise en évidence. Chez les femmes, la prise en charge thérapeutique s’est même dégradée sur la période», déplore l’autorité sanitaire.

Contrôler sa tension artérielle

La pression artérielle résulte de la force exercée par le sang sur la paroi des artères. Elle est définie par deux valeurs: la pression mesurée lorsque le cœur se contracte pour expulser le sang hors de ses cavités (systolique), et celle évaluée lorsque le cœur se remplit (diastolique). Ces deux pressions ne doivent pas être supérieures ou égales à - respectivement - 140 mmHg et 90 mmHg.

La Société française de cardiologie recommande de faire contrôler sa tension par un médecin «au moins une fois par an à partir de 40 ans». Et pour cause: l’hypertension artérielle est «directement liée à 13% des décès annuels dans le monde», selon la Société savante, qui la qualifie de «véritable maladie chronique» devant «être prise très au sérieux». Il n’existe en effet pas de symptômes visibles de ce trouble.

Les auteurs de l’étude de Santé publique France tirent d’ailleurs la sonnette d’alarme: «Il est primordial de poursuivre les efforts de prévention en matière d’activité physique et de nutrition, principaux déterminants de l’hypertension». Le tabagisme, une alimentation déséquilibrée, une vie sédentaire, le surpoids et le stress sont des facteurs de risque d’hypertension. Mais d’autres facteurs peuvent être impliqués: l’hérédité, certains déséquilibres hormonaux, ou encore la prise de certains traitements.

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